La verrière

La verrière extérieure est un élément clé de l’Earthship, elle permet le passage du soleil pour créer le chauffage et la climatisation passive. Étant très exposée aux intempéries, il faut prendre le plus grand soin dans sa conception car les infiltrations d’eau sont une maladie à long terme pour un bâtiment. On va donc privilégier la durabilité de cet ouvrage.

Pour l’ossature assurant la liaison des vitrages, on choisira un système comportant des joints résistants, un drainage intégré et une structure mixte bois – aluminium, le bois pour l’intérieur, l’aluminium pour l’extérieur.

Nous travaillons avec le système de verrière de chez Raico qui est très expérimenté dans ce domaine.

 

 

 

Stabalux propose également un système similaire.

En Amérique, Abundant Energy propose un produit similaire.

 

Il est logique d’utiliser une ressource renouvelable comme le bois pour réaliser l’ossature porteuse de la verrière.

Pour ce qui est de la protection aux intempéries, il est plus durable d’utiliser une ressource comme l’aluminium, on protège – pour de bon – le bois et l’intérieur des infiltrations d’eau.

L’eau d’infiltration est captée par une série de joint EPDM – elle ne sera jamais au contact du bois – puis évacuée en pied de verrière.

 
 
 
Plein sud, le bois sera très exposé, aux rayons du soleil, aux changements de température et à l’humidité des plantes de la serre. Quelques points clés sont dès lors à prendre en considération.
 
L’essence du bois sera de nature résistante à l’humidité, ou acquise par traitement. Le Douglas est un exemple.
 
La stabilité peut être assurée par l’usage d’un BLC (pour Bois Lamellé Collé) plutôt qu’un bois massif, bien que ce dernier fonctionne aussi, le fait d’avoir des lames successives réduit la possibilité de vrille.
 
Enfin, pour fixer la couleur, on pourra le bruler en surface, cela fait également une très bonne protection au bois.

 

 

Pour réaliser l’ossature bois porteuse de la verrière, on commence par placer une lisse de ceinture fixée à l’ensemble des fermettes, puis dans un second temps on réalise les montants, en reprenant les cotes sur place.

Verrière earthship

Les montants seront donc « toute hauteur » entre la lisse de ceinture, en haut, et la lisse d’assise, en bas sur le chaînage en béton armé.

Pour finir, les traverses sont réalisées entre montant, bloquant toutes possibilités de mouvement.

verrière earthship

Avant de poser les vitrages, on va mettre en œuvre le système de verrière, composé de profils aluminium et de joint EPDM.

Le drainage est assuré par les joints, les traverses rejettent dans les montants et, s’il y avait de l’eau, cette dernière serait rejeté en pied de verrière.

Pour le vitrage, on choisira un verre isolant de sécurité, feuilleté sur sa face intérieure et simple sur sa face extérieure mais épais, car cette dernière face est très exposée aux intempéries. En effet la verrière est à la fois inclinée et sans débord de toit, donc le verre extérieur doit être particulièrement résistant.

Habituellement nous préconisons un vitrage type 44.2/16/6 c’est à dire :

  • 44.2 : deux verres de 4 mm d’épaisseur collés ensemble par un film – comme sur un pare-brise de voiture – pour la face intérieure
  • 16 : une lame d’air de 16 mm, éventuellement remplie de gaz argon
  • 6 : un verre de 6 mm d’épaisseur pour la face extérieure

Pour la verrière intérieure, nous préconisons également un vitrage de sécurité, habituellement un 33.2/16/33.2 c’est à dire :

  • 33.2 : deux verres de 3 mm d’épaisseur collés ensemble par un film
  • 16 : une lame d’air de 16 mm, éventuellement remplie de gaz argon
  • 33.2 : deux verres de 3 mm d’épaisseur collés ensemble par un film